*BANG BANG he shot me down BANG BANG I hit de grown BANG BANG an awful song BANG BANG my baby shot me down*

*BANG BANG he shot me down BANG BANG I hit de grown BANG BANG an awful song BANG BANG my baby shot me down*
J'ai juste à attendre, que mon nom disparaisse de vos listes. Et qu'il s'enchaine par delà d'autres rixes...Sur une échelle de un à 10, je vous donnerai du 100...Sang d'un message que vous ne pourriez jamais avoir entendu.
Prendre à parti pris le mensonge et l'abîme, avoir fait payer le prix de quelqu'un qui voulait sauver sa vie....
Je songe à ce qui me restait à donner, à vous, à eux...

Finalement, il n ya plus rien à voir, ni comprendre...juste à rendre les armes dans un océan de violence.

Tu me lances, bravache, téméraire, le choix des armes.
En croyant à tout hasard que ça te donnerai l'avantage.

Détrompe-toi: l'adversaire n'est transparence que lorsqu'il sait où ses gestes l'emporteront.
Par delà la violence, il y'aura du paradis
par delà du silence, on retourne en enfer. Car il ne montre plus le décalage qui existe entre l'armeur et l'armée, la sentence et le condamné, le juge et son bourreau.
Ne me crois pas plus stupide, plus masochiste, plus estéte qu'un autre: j'ai juste un poignard plus affuté que le tien.

Ma foi, tu restes seul sout l'emprise de tes faiblesses: je ne montre les miennes que lorsqu'elles m'offre la victoire.
Ne va pas croire que je n'existe qu'à travers ta bouche, tes yeux, tes oreilles: les miens ne sont pas si usés.

Mais de part ton regard méprisant, ton rictus mi-brûlé mi-bestial et ton écoute au transcendent le pire mépris....

Je dis merde.

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# Posté le dimanche 01 novembre 2009 07:38

L'exemple de Bordeline

J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.

Un gros meuble à tiroirs encombrés de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.

C'est une pyramide, un immense caveau,
Q
ui contient plus de morts que la fosse commune.
-
Je suis un cimetière abhorré de la lune,
comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.

Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.

Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morne incuriosité
Prend les proportions de l'immortalité.
- Désormais tu n'es plus, ô matière vivante!
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante,
Assoupi dans le fond d'un Sahara brumeux
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,

Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche.

[Baudelaire, les fleurs du mal, LXXVI Spleen]
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 18:24

Je, nous, il

Je, nous, il
Arrache une rose, brise une caresse en un mouvement violent et silencieux.
Faites que les dormeurs ne se révoltent pas.

A toi Aragon qui m'a su rester fidèle, à toi Emile qui a trouvé les mots justes....
Je n'ai rien à dire.
Si ce n'est un peu de vague à l'âme. Un mépris sans fond pour ce que l'on trouve au fond de soi.
Encore aujourd'hui, un instant de demain.

Apprenez-lui la patience. Une tolérance sans limite et à toute épreuve.
Surtout des balles qui ricochent sur ma cuirasse.
D'attendre un nouvel automne. Une seconde lumière.

Une autre chance que je puisse bien donner.

D'avoir en face du c½ur autre chose qu'une peur sourde et sadique.
Remplacer mon armure par du velours, et non du métal trempé.
Réapprendre à nouveau que l'on peut accorder sa confiance sans devoir être détruit.

Que toutes choses a sa part de bonheur.
Je sais à quel point j'ai eu attendu d'un espoir sans fin ni rémission.
Je sais à quel point la chute est rude.


Je sais où commence la nuit quand le jour n'en veut plus.

Nous n'avons qu'à trouver mon ignorance. Mon oubli.
Afin que mes gestes ne soient plus pleins de silence, mais seulement de paix.
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 17:52